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16 mai 2011

Faim et Soif à Bordeaux


Il y a quelques semaines, un long week-end m’a donné une excuse pour sortir de Paris et faire connaissance avec la ville de Bordeaux.



Ce week-end de trois jours - des grandes vacances, donc ! - s'est construit au fur et à mesure des balades, à l'aveuglette, et au rythme des pauses gourmandes. Voici ce que j'en retiens :

  • le Bô Bar (8 place Saint Pierre) Une cave à vin et à manger, dont la terrasse s'étend sur une place calme et ombragée. La grande assiette de charcuterie et fromage était bien garnie, avec des produits de grande qualité : chorizo, terrine de boudin noir, rillette de canard, rosette et j'en passe, morbier, camembert et fiancée des Pyrénées, et cerise sur le gâteau, du beurre de chez Bordier, le tout accompagné de bon pain. Et tout ça pour une somme modique pour la parisienne que je suis. Le Bô Bar propose également des plats roboratifs (le voisin de derrière s'est enfilé un beau cassoulet malgré les 35°C ambiants) pour accompagner les vins naturels qui peuvent être dégustés à l'aveugle.

  • Chez Dupont (45 rue Notre-Dame) Un restaurant de tradition mais pas pompeux et poussiéreux pour autant : certes, les plats proposés n'ont absolument rien de très original, mais ils sont très bien réalisés, avec de bons produits. De mon côté, un entrée de rouleaux d'aubergine grillée au chèvre frais, puis une pièce du boucher cuite comme il faut avec des frites maison très bonnes, et enfin, des profiteroles généreuses avec une sauce au VRAI chocolat, et ça, ça mérite d'être mentionné! Dans les assiettes en face de moi, j'ai vu : une salade de caille et de foie gras poêlé, du cabillaud au porc noir de Bigorre rôti, et un beau et délicieux nougat glacé accompagné d'un coulis de fruits rouges.La carte des vins est bien fournie. Le service est sympa mais sans courbettes. Un vrai coup de coeur.

  • le marché des Chartrons : le grand marché du dimanche matin avec tout plein d'étals plus attirants les uns que les autres, le tout au bord de l'eau : charcuteries, viandes, poissons, fromages et fruits et légumes, mais aussi quelques étals de traiteur, de vendeurs de pâtisseries. De quoi donner envie d’en profiter pour improviser un piquenique qui se terminerait par un bon cannelé.

  • les cannelés, parlons-en justement : cette pâtisserie est la spécialité bordelaise. Sous une surface légèrement solide se cache une 'mie' fondante et moelleuse au bon goût de vanille et de rhum. En cas d'esprit de contradiction, pour éviter l'omniprésent Baillardran, c'est au marché qu'il faut aller en acheter.

  • l'Oiseau Cabosse (30 rue Sainte Colombe) Resto-bio-brunch-salon de thé-cantine... Pas évident de qualifier l'endroit! Ce qu'on peut en dire c'est qu'il s'agit d'un lieu très agréable pour trainasser autour d'une belle assiette garnie - celle du brunch, en l'occurence, avec plein de crudités variées, et des muffins à l'anglaise, au miel et au bacon, oeuf et fromage. Les ingrédients sont bio, les vins sont bio et naturels, le décor un peu rétro-bobo, le staff est très jeune et sympa, et la musique parfaitement sélectionnée.

  • l'Entrecôte  (4 cours du XXX juillet) Une institution à Bordeaux, semble-t-il... La formule est simple : entrée et plats uniques, dessert au choix. Donc, pour tout le monde, salade verte et noix, puis entrecôte en tranche, baignant dans une sauce au beurre et au beurre et des frites maison à volonté; c'est bon, c'est bien cuit, la sauce est... riche, mais très bonne (ben oui, hein, le beurre c'est bon quand même), et les desserts - en ce qui me concerne, un moelleux au chocolat - sont tout à fait corrects – mais sans plus. Ca donne l'impression d'une usine, avec cette foultitude de tables, de clients et de serveuses, et la rapidité du service, mais ça reste un endroit à voir.

Il y aurait beaucoup d'autres choses à noter : les terrasses de cafés, les nombreux petits restos bien appétissants, les caves, et bien sûr le vin. Mais il est temps de rentrer à Paris.

Guillemette.
Illustration : marion.lyonreufflet@gmail.com

28 mars 2011

On va Dans les Landes … à Paris !

L’autre soir, le froid de cette fin d’hiver parisien m’a poussé à chercher une enclave ensoleillée pour le dîner. C’est comme ça que j’ai atterri Dans les Landes en bonne compagnie.

Dans les Landes, c’est la nouvelle adresse de Julien Duboué, le chef de Afaria, ce restaurant basque de la rue Desnouettes qui s’est fait une belle réputation en peu de temps. 

Par rapport à son aîné Afaria, le truc en plus de Dans les Landes, c’est qu’il s’agit d’un ‘restaurant à tapas’ ; on nous propose bien sûr un plat du jour chaque jour de la semaine, mais ce qui vaut le détour c’est vraiment la carte géante des tapas.


Comme à la table d’hôtes à l’entrée de Afaria, Dans les Landes propose de déguster des tapas qui sentent bon le pays Basque. La déco est blanche et rouge, et au dessus du comptoir sèchent des saucissons, jambons et cordes chargées de piments d’Espelette. 

Difficile de choisir, tout semble appétissant. Nous choisissons plusieurs assiettes de tapas à partager, avec un verre de Txacoli, ce vin blanc d’apéritif servi très frais en hauteur.

Tout d’abord, des mini croissants fourrés au jambon truffé : ils arrivent tièdes, couverts de fromage gratiné, et sont crémeux à souhait.

Viennent ensuite les morceaux de poitrine de cochon au sésame, croustillant, chauds, fondants et savoureux.

Nous attaquons ensuite les cous de canard épicés et légèrement sucrés : là, il faut abandonner les manières civilisées et attaquer à la main pour ne pas en perdre une miette.

Enfin, la gourmandise a apporté une dernière planchette sur la table : des rillettes de sardines au piment d’Espelette, crémeuses et bien relevées, avec des petits toasts de pain.

Parmi les délices inexplorés de la carte géante de tapas, la terrine de foie gras maison évidemment, mais aussi chichons, chipirons, garbure, panisse, cœurs de canard, … La carte des desserts reste elle aussi à découvrir, avec entre autres douceurs le fameux gâteau basque.

Le service est sympa et pas envahissant, et les prix sont raisonnables pour la qualité de l’assiette. La grande terrasse extérieure laisse présager de longues soirées d’apéritif et tapas pour les beaux jours.

Si tout cela vous a mis en appétit, mettez-vous en route pour les Landes mais pensez à réserver avant… Dans les Landes risque de devenir rapidement l’enclave provinciale la plus bondée de Paris.

Dans les Landes - 01 45 87 06 00 – Service en continu, fermé le dimanche
119 bis rue Monge, métro Censier-Daubenton (Paris 5ème)

Guillemette.
Illustration : marion.lyonreufflet@gmail.com